Carnaval de la Guadeloupe

Carnaval de la Guadeloupe

Le carnaval de la Guadeloupe est l’un des plus célèbres du monde. En effet, il attire des milliers de touristes venant du monde entier pour admirer les diverses couleurs des costumes et leur originalité. Malgré le fait que toutes les communes se mobilisent et participent au Carnaval, Pointe-À-Pitre et Basse-Terre gardent le monopole des festivités. Durant toute l’année, les groupes de Carnaval se préparent afin d’être les meilleurs le jour venu. La confection des costumes et des masques et très longue mais aussi, très prise au sérieux (chaque costume  doit être unique).

Musique rythmée, beaucoup de groupes festifs dont les musiques sont diversifiées, le carnaval en Guadeloupe est une tradition ancrée dans le patrimoine de la Guadeloupe.

Il permet aussi aux chrétiens pratiquants de profiter des repas de leur pays avant le Carême (période de jeûne).

Pour finir, le « Vaval » est certainement la pièce maitresse du défilé. Il représente les problèmes du quotidien, le malheur et la mort que l’on essaie de chasser en ces jours de fêtes.

En général, son ouverture se fait en mi-janvier.  Les groupes, tous aussi colorés et entrainant les uns les autres forment un incroyable défilé.

Origines du Carnaval

Tout cela commence quand les colons débarquèrent au XVII° siècle. Les catholiques festoyaient avant les restrictions du Carême. Au fur et à mesure, les esclaves purent participer et décidèrent d’intégrer leur culture (chants, danses, masques…) mais aussi leurs instruments de musique (tambour, cha-cha, ti-bois,  conque de lambi…). C’est qu’à ce moment que les esclaves pouvaient se défouler, réapproprier leurs coutumes sans contrainte.

Malgré le fait que le Carnaval ait subi des interdictions, ce n’est que le 27 mai 1848 (abolition de l’esclavage) que ce dernier connut son heure de gloire. C’est ainsi que les esclaves ont finalement pu défiler dans les rues et caricaturer leurs maîtres sans conséquences.

C’est ainsi que le Carnaval devint un phénomène apprécié de tous !

Les jours connus du Carnaval

Samedi 2 mars : Mas maten

« Mas Maten » est un carnaval traditionnel qui existe depuis plus de 20 ans. On peut considérer celui-ci comme une coutume à laquelle beaucoup adhèrent au point de plusieurs milliers de personnes dans déboulé magique ! Initiative du groupe Point d’interrogation, mais qui a déjà sa propre organisation.

Dimanche Gras

Ce dernier se déroule se déroule à Pointe-à-Pitre. Une grande parade est organisée qui commence l’après-midi et se termine très tard le soir. Les concours qui y sont organisés sont principalement les concours où l’on presente les costumes et surtout les choregraphies. C’est aussi la grande parade des reines et à l’apparition de Vaval.

Lundi Gras

Le lundi Gras à Basse-Terre se déroule un défilé folklorique en pyjamas très tôt le matin. Le soir se déroule les Grandes Parades nocturnes du Lundi Gras à Basse-Terre (sur le thème des Lumières) et Saint-François durant cette parade où se déroule le concours de chorégraphie). C’est le jour des mariages burlesques dans lesquels des couples se déguisent avec des vêtements du sexe opposé.


Mardi Gras

Le jour gras le plus important est marqué par la grande Parade de Basse-Terre qui accueille le plus de monde. Le concours qui y est organisé est le concours de costumes et de chars qui est centré sur un thème donné. Ce jour est certainement l’un des seuls jours où les groupes sortent leurs chars, la plupart des groupes y sont conviés.

Mercredi des cendres

Ce jour est le jour du grand « vidé ». Ceci marque la fin du Carnaval en brulant Vaval, roi du carnaval, devant une foule habillée en noir et blanc.

Vaval

Diminutif créole de Carnaval, Vaval est le roi du carnaval. Il symbolise et incarne tous les problèmes de l’année écoulée. Il défile le dimanche gras. Il meurt le Mercredi des cendres devant la foule. Il est représenté par un bwabwa (marionnette) représentant un personnage souvent connu. Le fait de bruler Vaval signifie la purification des âmes.

La Reine peut se présenter dans trois costumes différents : costume traditionnel, tenue de soirée, travestie. Cette dernière accompagne en général Vaval.

Le Mas (masque) est une personne ou un groupe de personnes défilant en marge du défilé officiel. Le Mas est là pour effrayer, déranger et choquer.

  • Mass a lan-mò, mass lan-mò, mass lan-mò ou mass lamow (Masques de la mort) : est souvent drapé de blanc ou de noir et porte un masque funéraire. Pendant le défilé, il peut envelopper la foule ou piquer le spectateur d’une épingle.
  • Mass a konn (Masques à cornes) : c’est le symbole du taureau, synonyme de puissance dans un monde rural.
  • Mass a fwet (Masques à fouet) : est souvent habillé de chemise et de pantalon en tissu madras, tête encagoulée et masquée; il représente la virilité.
  • Mas a kongo, Mas a goudwon (Masques de goudron) ou Mass gwo-siwo (masque gros sirop) ; ils sont en général vêtus de pantalons de travailleurs des champs, d’un short ou d’un simple cache sexe puis s’enduisent toutes les parties visibles du corps d’un mélange de sirop (mélasse) destinée à noircir la peau et rougit ses lèvres de roucou. Ils représentent les nègres importés d’Afrique et la présence africaine dans le présent.
  • Mass a rubans ou mas a banblèt ; vêtus de longs rubans cousus sur ses vêtements brillants, leur danse consiste à tourner au pied d’un mât en tressant autour de celui-ci de longs rubans.
  • Mas a rannyon (masque en haillons) : il porte des haillons multicolores cousus sur un vieux vêtement et symbolise la pauvreté. Après les fêtes de Noël et les dépenses, la population n’a pas d’autre choix que de récupérer de vieux vêtements. Il ouvre le carnaval.
  • Mass a Lous (Masque à l’ours) : il est vêtu de feuilles de bananes et porte un masque avec des cornes de bœuf. Il est le symbole de l’héritage des temples religieux africains et symbolise une divinité africaine.
  • Mass a roukou ou Mas a woukou (masque de roucou): vêtu d’un pagne fait de feuilles et est recouvert d’huile de roucou, il représente les premiers habitants de Guadeloupe : les Indiens Caraïbes (« zendyen Karayib »).
  • Mass a biki ou moko zombi : il existe depuis le début de xxe siècle. C’est un homme habillé en femme, masqué et monté sur échasses. Il représente les esprits, les zombis ou le diable. Il portait un parapluie qu’il utilisait pour faire la quête.
  • Mass a Man Ibè (Masque de Madame Hubert) : symbole des hypocrites et des traîtres. Autrefois, Madame Hubert était une guérisseuse de Pointe-à-Pitre qui parcourait les bois la nuit, accompagnée de ses chiens, à la recherche de plantes médicinales et magiques. Elle était critiquée le jour par ceux qui venaient la consulter la nuit.
  • Mass a zonbi (Masques de zombie) : Le zombie  est  une entité, un esprit qui peut  se transformer comme il veut et nous faire croire, voir et entendre ce qui n’existe pas pour profiter de nos penchants et nous conduire à notre perte.

Groupes carnavalesques

Sans les groupes, que serait- le Carnaval ?

Ils sont divisés en quatres catégories :

  • Groupes à Po

Né d’un mouvement culturel né en Guadeloupe à la fin des années 70, c’est un type de groupe traditionnel indépendant chercant à revaloriser la culture locale, qui, souvent est dénigrée par les Guadeloupéens. Les groupes à peau sont très appréciés en Guadeloupe car ils permettent à la population de renouer avec ses origines à travers les chants et les déguisements qui font souvent référence aux coutumes, aux mythes de l’île.

On utilise ce nom (« gwoup a po ») car les peaux animales sont utilisées pour les percussions traditionnelles utilisées (conques à lambi, chachas, tambours etc…)

Groupes emblématiques

  • Akiyo :

Akiyo est l’un des premiers groupes en Grande-Terre à avoir initié la musique des groupes à peau (« mizik Senjan ») en introduisant le rythme du gwo-ka traditionnel.

  • Voukoum :

Depuis 1988, Voukoum est un groupe carnavalesque cherchant à garder le patrimoine culturel de la Guadeloupe et pour son renouveau.

2. Groupes à caisses claires (kèsklèr)

Pour leur rythmique, ils vont choisir des percussions modernes. Les caisses claires seront ainsi les instruments de base, tournant pour la plupart des rythmiques tirées des orchestres de bals de l’époque ainsi que de la musique brésilienne. Progressivement, l’instrumentation évolue avec, d’une part, l’utilisation de gros fûts de plastique pour assurer les basses, l’utilisation trompettes, trombones afin de lancer les mélodies et même l’utilisation par certains de tambours gwo ka.

Les groupes de synthé 

Une des formules a consisté à faire descendre les orchestres des camions et à faire circuler des petits groupes avec des instruments électriques (synthétiseurs, basse, guitare) à pied derrières des camionnettes. Ces groupes  se sont principalement développés principalement à Basse-Terre et à Morne-à-l’Eau, donnant ainsi naissance à une catégorie désignée sous le nom de « groupes de synthé ».

Rédigé par Conseiller Immobilier Guadeloupe

Responsable de l'agence Immobilière VILLABEL IMMOBILIER en Guadeloupe

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